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Nom du blog :
tenebrae
Description du blog :
Florilège de mes humeurs créatrices et de mes sombres pensées... Sopor fratrem mortis est !
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Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
14.08.2006
Dernière mise à jour :
24.08.2006
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Vampicrula - Saison 2

Posté le 24.08.2006 par Schweik Tenebrae
Sublime beauté animale d’un corps dénudé gisant dans la braise, éphémère sensualité d’un éveil douloureux, saveurs aigres d’une naissance aux relents de cendres, lente éclosion de celle que les cris d’agonie nomment « Mère »… Vampicrula s’étirait mollement au centre d’un champ de ruine corporel.
Damien l’observait.
Les âmes des damnés dansaient sur scène, immatérielles vapeurs, translucides déjections, gluantes entités ténébreuses, rejetant le mortel, sublimant l’irréel dans un élan de pure fièvre démoniaque, fondant le jour dans une nuit poussiéreuse née d’ossements entrelacés.
Vampicrula rayonnait… Plus elle s’éveillait, plus Damien tombait sous le charme.
Sublime beauté animale, blancheur sexuelle, attirance d’un corps sculpté pour l’acte d’amour déchirant, lèvres flamboyantes, courbes provocantes, piège mortel…
Elle se releva, Déesse des ombres, s’approcha de lui et l’enlaça, car elle avait besoin de vie pour sublimer sa mort, renaître dans l’oubli, étreinte aux saveurs de sang, buvant le défunt comme on crucifie son libérateur.
Damien repoussa l'invitation.

Elle s’étonna de la force avec laquelle le jeune homme pu refuser sa présence. D’ordinaire, les Humains succombaient très facilement à ses invites, et tombaient immanquablement dans son piège.
Lui, semblait indifférent.
Autour d’elle, les corps inertes de ce qui avait été quelques minutes plus tôt un public gisaient dans des positions grotesques. Le groupe avait disparu, la scène ressemblait à un champ de bataille, les instruments noircis finissaient de se consumer sans un bruit.
Elle était vivante !
IL était vivant aussi…
Quelle malédiction supplémentaire voulait-on lui faire subir ?
- Il faut partir maintenant, dis le jeune homme.
Sans contester elle le suivit.
Dehors, le ciel était rouge ; ils progressaient sur un tapis de cendres. Au loin, on pouvait percevoir des hurlements stridents.
- Allons voir, proposa-t-elle.
Ils se dirigèrent dans la direction d’où semblaient provenir les sons. On aurait dit une immense clameur. Plus ils se rapprochaient, plus la clameur semblait évidente, comme lors d’une entrée sur scène.
Les portes de l'Enfer s'ouvraient…
La clameur s'amplifia en un grondement sourd.
Vampicrula s'avança lentement en direction des immenses portes de bronze, refusant d'admettre l'inconcevable, pourtant décidée à percer le mystère.
Damien la suivait.
Elle, majestueuse, défiait la raison pour sublimer sa présence.
Le Maître les attendait !
Pourquoi ?
Pourquoi elle ?
Et surtout pourquoi lui ? Lui qui n'avait rien de commun avec sa nature écorchée.






* * *

Devant les portes…
Au-delà des réalités concevables, aux confins du chaos, l'antre de la négation s'offrait et s'épanouissait comme une vierge offerte à la dague sacrificielle.
L'épaisse vapeur, brume bilieuse, filaments d'acide que soulevait chacun des pas de Vampicrula remontait en projections nauséeuses, étouffant l'atmosphère pour mieux sensibiliser l'âme défunte à la cruauté révélée de cette plaine désertique. Les relents méphitiques accueillaient l'invité, l'obligeant à s'asseoir à la droite du néant, partageant le trône des douleurs tel un Père et son Fils-Roi, couple dominant sur un océan de mortels.

Vampicrula serra les poings.
Sa douleur était telle qu'elle voulu succomber, partager la souffrance des mortels, vivre ne serait-ce qu'un instant pour mieux mourir, enfin connaître la réalité d'une fin.
Elle ne pouvait pas.
Damien la soutenait… Ses bras puissants serraient son corps meurtri par les milles déchirures de la confrontation sublime.
Elle rencontrait le Mal incarné.
Alors le vide se matérialisait en brûlures atroces.

Devant elle se trouvait désormais un torrent de lave.
Son jumeau tourmenté l'obligeait à répondre à l'invitation. Damien la poussait pour mieux la voir entière et dénudée face au destin de sa condition. Il ne savait pas qu'elle pouvait supporter tous ces tourments et qu'elle allait bientôt être en mesure de fixer la vérité, de l'absorber comme une réalité.
Alors elle pourrait faire face.
Retrouver le goût de la mort, le parfum du sang, les saveurs de l'adrénaline qu'elle buvait à la source infectieuse.

* * *

Les portes s'ouvrirent dans un fracas indescriptible.
Les runes gravées sur le bronze fondirent en un instant, laissant la place à des traînées suintantes, à des coulures de fiel, à des gouttes de sang noir.
Derrière les portes s'offrait un univers de désolation. Au centre d'un gigantesque cercle de feu, trônait un solide autel de marbre noir. Des spectres aux ailes noircies tournoyaient comme des vautours au dessus d'un cadavre putréfié.
L'orage grondait…
A moins que ce ne fut une musique !
Une musique puissante, martelant les crânes décharnés des serviteurs qui rôdaient alentours.
Une musique entêtante, guerrière.
Vampicrula sombra dans une douce volupté, délicieux contraste avec la douleur précédente. Elle s'enivra de sensations nauséeuses, caressant son corps pour le laver de l'étreinte ulcérant son âme. Elle posa, lascive, offrit son corps aux flammes purificatrices avant que le Maître des lieux ne vienne en personne prendre possession de sa jouissance.
La musique accompagnait un cri… une mélopée… un orgasme !

Le Maître fit son entrée !

(à suivre...)

Schweik Tenebrae



--

Vampicrula - Saison 1

Posté le 18.08.2006 par SchweikTenebrae
C'était toujours la même chose.
Vampicrula ne pouvait pas détacher ses yeux du spectacle, et pourtant, c'était toujours la même chose.
Elle se surprit à sourire.
D'ordinaire elle contrôlait ses réactions instinctives, mais il lui arrivait parfois, lorsque personne ne la regardait, de s'abandonner à de purs réflexes humains : sourire, pleurer, bailler… Ce n'étaient que d'infimes instants, des comètes éphémères, des voiles de sensibilité au cœur d'une noirceur d'encrier, mais lorsqu'elle souriait, Vampicrula rayonnait d'une beauté animale que l'on avait du mal à ignorer.
Elle se reprit. Jetant de rapides coups d'œil alentours, elle vérifia que personne n'avait pu surprendre ce bref instant d'humanité, puis elle se concentra de nouveau sur le show. Le son était énorme, la scène gigantesque, le groupe au mieux de sa forme offrait au public une prestation digne de sa renommée. Chaque musicien semblait produire un effet d'hypnose sur la foule. Les habitués des premiers rangs ne brassaient pas. Leurs yeux étaient rivés sur les doigts agiles des virtuoses tandis que le hurleur de service vociférait l'une de ses chansons favorites, déifiant l'apôtre du Métal de ses rimes torturées.
Mais quelque chose clochait.
Vampicrula s'avait que quelque chose clochait depuis le début du concert.
Le son…
L'ambiance surréaliste engendrait une torpeur mécanique, une brume épaisse, un relent nauséeux chargé de souffre.
La voix…
Vampicrula prêta une attention toute particulière aux paroles sans y déceler le moindre indice percutant. Elle connaissait les morceaux par cœur et pouvait les réciter en même temps que le chanteur. Rien de ce côté là ne laissait transparaître le malaise latent.
Chaque spectateur était maintenant hagard. Leurs yeux vides pleuraient des larmes de sang, leur bouche béante vomissait des torrents de bave rosâtre, liquéfiant leurs visages livides pour ne laisser qu'un halo translucide former cette foule étrange.
La basse…
Pourquoi n'était-elle pas sujette au mal qui planait dans la salle ?
Vampicrula savait que ses instincts primaires la protégeaient des sources infectieuses nées des perversions magiques. Elle savait également que le Mal, l'entité négative suprême, la flamme noire était son allié… alors pourquoi se trouvait-elle soudain prise de vertige ?
Aurait-elle négligé un avertissement ?
Aurait-elle dévié ?
La batterie…
Le martèlement sourd résonnait comme des coups dans son crâne. Pour la première fois depuis qu'elle fréquentait les concerts de Heavy-Métal, Vampicrula porta ses mains contre ses oreilles pour les protéger de l'agression auditive ; elle n'avait subi qu'une seule fois pareille atteinte à son intégrité physique, c'était lors d'un show de Manowar… elle avait fuit !
Là, elle ne pouvait pas !
Ses membres refusaient de bouger. Tout son corps n'obéissait plus qu'aux tortures insidieuses provoquées par les sons qui sortaient des enceintes de façade.
Le groupe s'en rendait-il compte ?
Sa résistance naturelle avait fait d'elle la dernière des victimes de la soirée, mais au milieu du treizième morceau, Vampicrula s'abandonna dans les bras tentaculaires du vice pernicieux, violant l'âme de toute chose. Fossoyeur de cruauté au centre d'un cimetière de boue acide, elle glissa dans le trou béant des sacrifices pour ne plus en sortir.

* * *

Le vice et la vertu.
Deux symboles récurant d'un monde idéologique basé sur l'entente mutuelle et corporelle. Symbole de deux corps mêlés qui forniquent, s'adonnant aux plaisirs pervers des joutes humides, tièdes, moites. Le Yin et le Yang de la société bien pensante refusant les concepts de liberté, assouvissant une vengeance basée sur la méconnaissance des mondes parallèles.
Damien avait vu !
Il savait.
Il s'avait que l'Humain ignorant était la pire des gales, la peste immonde qui broie dans son étau de restriction la philosophie de tout être. Le Paraître avant l'Etre, et le Devenir avant l'Instant régurgitait un flot de dégoût viscéral.
Damien refusait de croire qu'il avait vu. Refusait d'admettre qu'il avait un instant pu être le témoin privilégié d'une prophétie.
La prophétie d'un chaos annoncé.
L'implacable certitude.
La Mort !

* * *

Vampicrula ouvrit les yeux.
Tout d'abord elle ne vit rien qu'une lueur blanche, aveuglante, pareille à un stroboscope ; puis elle entendit un léger murmure. Une voix douce qui l'appelait, qui voulait l'aider, qui voulait la sortir de cet endroit maudit, de ce tombeau, de cette mer des ténèbres.
Elle referma les yeux, incapable de rester en éveil, incapable de faire fonctionner le moindre de ses sens. La lumière était trop forte, la voix trop faible.
Il fallait inverser les tendances, refaire surface.
Elle ouvrit de nouveau les yeux. Le lumière était moins présente.
La voix…
Maintenant elle comprenait les mots.
Maintenant elle pouvait forcer son esprit. Ces mots qu'elle entendait se voulaient rassurant.
Mais pourquoi fallait-il qu'elle soit rassurée ?
Où était-elle ?
Pourquoi cette voix insistait-elle pour qu'elle se réveille ?
Qui était-il ?
Damien ?
Qui est Damien ? Et pourquoi veut-il que l'on sorte vite ?
Qui est mort ?
Ils sont tous mort…
Et moi ?
Il faut que je me réveille !

(à suivre)

Schweik Tenebrae

Schweik's Aldila - Tenebrae

Posté le 16.08.2006 par Schweik Tenebrae
Ci-git mon album de musique décousue et perturbante. Il s'agit de douze coups de minuit instrumentaux surgissant d'outre-tombe pour mieux vous envelopper de néant ténébreux.
Hommage discret à l'aldila du maître Fulci, les mélodies entêtantes et envoutantes vous entrainerons vers les abîmes des suppliciés.
Pianos et violons dissonants, choeurs glauques et boites à musiques cassées... voilà l'univers de Schweik's Aldila.
Toute la noirceur d'âme des instruments décomposés... la litanie des vierges en pleurs... et quelques relents de chairs putréfiées !
Bon voyage dans l'au-delà.

Schweik Tenebrae

PS : Le morceau choisi est un extrait volontairement racourci.
Son associé au billet :

Heavy-Metalinks

Posté le 15.08.2006 par Schweik Tenebrae
Vous cherchez un lien ?
Visitez mon site...

http://www.heavy-metalinks.com

Sopor Aeternus

Posté le 15.08.2006 par Schweik Tenebrae
Ich töte mich jedesmal aüfs Neüe,
doch ich bin ünsterblich,
ünd ich erstehe wieder aüf,
in einer Vision des Untergangs...


Personnage mystérieux, mystique et torturé, Sopor Aeternus (alias Varney, ou plutôt Anna-Varney depuis 1997) est assurément la personnalité la plus ténébreuse, troublante et impénétrable de toute l’histoire de la musique sombre. Son œuvre entière est basée sur l’occultisme, la mort et les ténèbres, tandis que l’artiste n’est jamais apparu en public (pas d’interview face-à-face, aucun concert), se contentant de nous abreuver de photos terriblement expressionnistes. Depuis ses débuts, en 1992, les rumeurs les plus folles courent sur cette "créature" qui clame qu’il (elle) n’est qu’un(e) réceptacle pour la musique que lui dictent les âmes des défunts, qu’il (elle) se contente de retranscrire...
Quoiqu’il en soit, cette musique que Sopor Aeternus and the Ensemble of Shadows dispense depuis plus de dix ans est l’une des plus désespérée, intense, morbide et bouleversante qui ait jamais atteint l’oreille humaine. (Christophe Lorentz)

Visitez : http://www.soporaeternus.de

L'au-delà

Posté le 14.08.2006 par Schweik Tenebrae
Extrait du livre d'Eibon.
Les septs portes sont cachées sur la terre et dans la mer en sept endroits maudits.
Attention à celui qui s'en approchera sans savoir...
Seul celui qui découvrira le grand secret aura la clé pour ouvrir l'une des sept portes de l'Enfer...
Et le Mal envahira le monde !


Réalisé par Lucio Fulci (1927 - 1996) et sorti en France en 1981, ce film restera comme l'un des plus perturbant dans l'univers du cinéma gore/fantastique des années 80. Unique en son genre de par son atmosphère glauque à souhait, il entraine le spectateur dans un tourbillon d'émotions aux confins du surnaturel, le plongeant aux travers de différentes scènes n'ayant pas vraiment de lien entres elles, dans un cauchemar permanent.

Découpage inventif, composition classieuse, superbe photographie, nous voici en face d’un véritable poème morbide, une ode à la bidoche faisandée qu’une formidable bande sonore d’outre-tombe (Fabio Frizzi) achèvera de rendre inoubliable.

Ode Post Mortem

Posté le 14.08.2006 par Schweik Tenebrae
Je suis étendu là, souriant à la lune,
Imperturbable amie de mes cris silencieux.
Je suis étendu là, décoration posthume,
Amas de viande humaine pour repas délicieux.

Je suis étendu là, dans la fange et la bile,
Dans la luxure immonde qui poisse et qui déteint.
Je suis étendu là, désincarné et vil,
Observant alentours les gibets de demain.

Je suis étendu là, béante cicatrice,
Purulente et obscène refoulant ses poisons.
Je suis étendu là, ouvert à tous les vices,
Pâleur sépulcrale attendant l'oraison.

Je suis étendu là, sauvé de mes humeurs,
Vidé de mes substances jusqu'à l'assèchement.
Je suis étendu là, guéri de mes douleurs,
Lambeaux de chair saine s'érodant lentement.

Je suis étendu là, déchiré de mille plaies,
Qui souillent mon cercueil de leurs exhalaisons.
Je suis étendu là, immobile à jamais,
Sinistre Rigor Mortis qui sonne à l’unisson.

Je suis étendu là, souriant à la lune,
Imperturbable amie de mes derniers instants.
Je suis étendu là, enveloppé de brumes,
Passage et délivrance de l’âge et puis du temps.


Schweik Tenebrae

Erosion Mentale

Posté le 14.08.2006 par Schweik Tenebrae
Et je vis s'effondrer les remparts de mon âme, tel un château de cartes torturé par les vents.
J'ai voulu oublier la douleur rédemptrice en m'écartant des foules baignées dans l'innocence. De ces tourbillons insensés qui ravivent mes douleurs, je garderais le souffre brûlant des erreurs du passé.
Quant à celles futures qui peuplent mes angoisses, elles n'auront de trépas que dès la nuit tombée.

Je rêve de dormir d'un repos éternel, lorsque je me réveille trempé de sudation.
Mes cauchemars sublimes s'évanouissent encore, alors que rôdent autour les relents du dépit.
Pourquoi n'ai-je d'appétit que pour l'inaccessible ?
Ai-je désormais atteint le rang de supplicié ?
La nuit m'enveloppe à peine de sa profonde étreinte, qu'il me faut affronter les perversions éteintes.

Trouverais-je le repos dans la sérénité, ou devrais-je lutter jusqu'à mon dernier souffle ?
J'aime à n'en plus pouvoir sans pouvoir l'exprimer, et je haïs le jour qui ma vu décliner.
Que serais-je demain si je ne suis plus moi-même ?
Où trouverais-je la force de continuer d'avancer ?
Eternelle romance guidée par mes orages, tel le sang versé des larmes des damnés.
Je voudrais retourner dans les limbes sauvages pour ne plus éprouver et pour ne plus penser.

Pour ne plus y penser, ne plus craindre et m'ouvrir.
Les duel des jumeaux à jamais engagé.
Passion versus Raison ... voilà une belle affiche.
Qui de moi pourra voir l'issue de ce combat ?
Qui pourra embrasser la promise mariée ?


Schweik Tenebrae

Commotion Cérébrale d'un Ange

Posté le 14.08.2006 par Schweik Tenebrae
Nauséeuse infection répandant son mal-être,
Il est des moments sourds et des relents sans nom,
Tel un champ de vermine que je m’oblige à paître,
La douleur insidieuse s’infiltre au plus profond.

Goûtant la perversion des moments torturés,
Eternels ricochets jouant avec mon âme,
Plongé dans le néant des silences oubliés,
Consume ma solitude de sa plus froide flamme.

Gémellité des corps guidés dans une ronde,
Resserrant son étreinte jusqu’à l’éternité,
Virginité défunte baptisée dans cette onde,
L’amour est une peine par trop de larmes versées.

J’irais jusqu’au trépas ensevelir mes plaintes,
Poignarder mon essence jusqu’à mon dernier foutre,
Isoler mes colères, aseptiser mes craintes,
Esquif à la dérive ne pouvant passer outre.

Combien de fièvre encore jusqu’à n’en plus pouvoir,
Malade imaginaire vautré dans une fange,
Mon amour bicéphale me tue sans le vouloir,
Ecarlate commotion cérébrale d’un ange.


Schweik Tenebrae


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